Live Report

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“Putain, ouais!”

Je ne sais pas vraiment si le type à ma droite parlait du groupe d’énervés sur scène ou si il répondait à son pote quant à reprendre une bière. Il faut avouer que ce soir au Grillen, derrière les verres se retrouvaient entre 200 et 300 paires de mains, plus avides de musique sonique que d’alcool pas cher.

C’est Electric Suicide Club ( ou Eclectic Suicide Club vu la diversité des compos proposées ) qui a ouvert les hostilités vers 21h. Malgré une batterie trop mise en avant, le set annonce la couleur : du bruit mélodieux. Entendu dans la foule : “Simon devrait s’acheter un style”, “trop sexy le batteur”, “‘tain Momo y roule les R à la Sid Vicious”. En tout cas, la haie de gamin qui s’est formée autour du chanteur-guitariste lors de son bain de foule nous laisse penser qu’ils ont peut-être planté la germe du rock’n roll dans ces têtes blondes. Juvénile et jouissif.

Nous allons passé sur Jesers pour nous concentrer sur les Deaf rockers, Un rapide résumé?
les mots maux de tête.

Puis c’est à Plus Guest de continuer la guerre. Une entrée travaillée qui envoie une purée de décibelles pendant 30 minutes. Le set est carré, on sent que ça a été bossé, presque trop près de la chorégraphie pour ceux qui les ont souvent vu en live. Mention spéciale au jeu de lumière qui a particulièrement bien soutenu le mini-concert et à l’improbable viking du Sundgau, guerrier de la fosse et pourvoyeur d’ambiance humide et testostéroné qui a eut l’audace d’attraper Julien lors de son ascension du bar. Sonique et professionnel.

Enfin nos quatre comparses de Colt Silvers entrent en scène, tout de couleurs criardes vêtus. Ils sont sur leurs terres, leur public est là, et alors qu’ils se positionnent sur scène une improbable marée féminine avance vers les premiers rangs : je vais aimer ce concert! Plus sérieusement, malgré des problèmes de son, on retrouve tout le plaisir de l’album en live. Les gens sautillent, les ballons volent, les chansons s’enchainent. La demi-heure est passée bien trop vite, on se demande vraiment pourquoi ces types n’ont pas plus de dates. Excitant et Frétillant.

Ce seront les electro-dubo-hip hopeux de Caterva qui clôtureront la soirée sur une note hispano-urbaine.

Une excellente soirée avec une organisation irréprochable. On ne sentait pas vraiment la présence de la caméra du jury du Printemps de Bourges. Les groupes ont pris plaisir à jouer ensemble sous les couleurs du label. Même S’ils ne sont pas sélectionnés pour le festival ( chose qu’on saura courant février ), la soirée aura eut le mérite de montrer la cohésion humaine et musicale de Deaf Rock Records.

Drian